Protection gibier pour arbres et plantations forestières
Protéger efficacement vos plantations contre les dégâts du gibier est essentiel pour garantir la réussite de vos projets forestiers et sylvicoles. Chevreuils, cerfs, lapins et autres animaux sauvages peuvent causer des dommages considérables aux jeunes plants : abroutissement des bourgeons terminaux, frottis sur les troncs, écorçage. Ces attaques compromettent la croissance, la forme et parfois même la survie de vos arbres. Chez Le Besson, spécialiste de l'outillage forestier depuis 1913, nous proposons une gamme complète de protections adaptées à chaque type de gibier et d'essence forestière, qu'il s'agisse de feuillus ou de résineux.
Solutions de protection contre le gibier : adapter sa stratégie selon les menaces
Les dégâts causés par le gibier varient selon les espèces animales présentes sur vos parcelles et nécessitent des réponses spécifiques. L'abroutissement, qui consiste en la consommation des bourgeons et jeunes pousses, affecte particulièrement les plants jusqu'à 1m20 de hauteur pour les chevreuils et jusqu'à 1m50 pour les cerfs. Cette attaque du bourgeon terminal entraîne des déformations irréversibles, notamment sur les résineux comme le douglas ou le mélèze, compromettant la qualité future du bois.
Le frottis représente une autre menace majeure. Ce comportement se manifeste à deux périodes critiques : lors de la frayure (mars-juin pour les chevreuils, juillet-août pour les cerfs) quand les animaux se débarrassent du velours recouvrant leurs bois, et pendant le rut où les mâles marquent leur territoire en frottant violemment leurs bois contre les troncs. Les dégâts peuvent aller de simples blessures superficielles à l'arrachement complet de l'écorce sur toute la circonférence du tronc, entraînant le dépérissement de l'arbre.
L'écorçage, pratiqué principalement en période de disette hivernale, expose le cambium et rend l'arbre vulnérable aux parasites et maladies. Les rongeurs comme les lapins et les campagnols s'attaquent quant à eux aux racines superficielles et à la base des troncs, causant des dégâts significatifs sur les jeunes plantations. Face à cette diversité de menaces, Le Besson propose des solutions adaptées : protections individuelles pour chaque plant, systèmes de répulsion innovants et barrières physiques efficaces.
Le Besson : des protections forestières pour tous les besoins
Notre catalogue comprend une sélection rigoureuse de protections mécaniques conçues pour répondre aux exigences des professionnels forestiers. Les protections PlantaGard, fabriquées en matériaux traités anti-UV, offrent une durabilité exceptionnelle pouvant atteindre 10 ans. Le modèle Cactus, avec son système de clip réglable, s'adapte à tous les diamètres de tiges et protège efficacement le bourgeon terminal des résineux. Sa couleur bleue caractéristique ajoute un effet dissuasif reconnu contre le gibier.
Pour les projets de grande envergure, la version PRO du PlantaGard Cactus se distingue par ses trois tiges de 20 cm offrant une protection renforcée. Cette configuration élargie convient aussi bien aux résineux qu'aux feuillus, protégeant contre l'abroutissement des cervidés tout en empêchant les oiseaux de se poser sur les jeunes pousses. Le conditionnement en carton de 1000 pièces répond aux besoins des reboisements importants, optimisant le rapport qualité-prix pour les grandes plantations.
Les filets de protection PlantaGard en tube constituent une solution polyvalente pour les plants de différentes hauteurs. Avec un diamètre de 20 cm et des mailles de 20x20 mm, ils créent une barrière physique efficace tout en préservant la circulation d'air et de lumière nécessaire à la croissance. Livrés en rouleaux de 100 mètres, ils se découpent facilement à la longueur souhaitée, s'adaptant ainsi parfaitement à la diversité des essences forestières, qu'il s'agisse de jeunes chênes, de douglas en pleine croissance ou de plantations mixtes feuillus-résineux.
Choisir la protection adaptée : critères techniques et conseils d'utilisation
Le choix d'une protection efficace repose sur plusieurs critères techniques essentiels. La hauteur de la protection doit correspondre aux risques identifiés : 50 à 60 cm suffisent contre les lapins et petits rongeurs, 120 cm sont nécessaires contre les chevreuils, tandis que les cerfs requièrent des protections de 180 cm minimum. Le type de maillage influence également les performances : les mailles fines (2x2 à 4x4 mm) créent un microclimat favorable en jouant un rôle de brise-vent et en limitant l'évapotranspiration, particulièrement bénéfique lors de la reprise des plants.
La rigidité et la densité du matériau déterminent la résistance aux attaques. Les protections à haute densité (85 à 240 g/m²) offrent une meilleure tenue verticale et résistent efficacement aux frottis des cervidés. Pour les résineux, particulièrement sensibles à l'abroutissement du bourgeon apical, les protections de type "arbre de fer" ou les manchons cactus apportent une solution spécifique en protégeant le point de croissance sans entraver le développement naturel de l'arbre.
L'installation requiert une attention particulière pour garantir l'efficacité de la protection. Les manchons et gaines nécessitent généralement deux tuteurs pour assurer leur maintien, positionnés de manière à résister aux vents dominants. Pour les protections de grande hauteur contre les cerfs, l'utilisation d'échalas en châtaignier ou en acacia garantit une stabilité optimale. Il est crucial de contrôler régulièrement l'état des protections, particulièrement après les tempêtes, et d'ajuster leur positionnement en fonction de la croissance des plants. Les protections doivent être retirées ou desserrées avant qu'elles ne risquent d'étrangler le tronc, généralement après 3 à 5 ans selon la vitesse de croissance de l'essence.




